La série, thriller politique dans les coulisses d’une campagne présidentielle avec Nathalie Baye dans le rôle d’une candidate lancée dans la course au pouvoir, et Bruno Wolkowitch dans celui de son conseiller en communication, a rassemblé près de 5,4 millions de personnes pour son premier épisode (19,5% de part d’audience).
L’audience a été au rendez-vous pour les deux premiers épisodes de ce thriller politique
Les deux premiers épisodes de la série Les hommes de l’ombre avec Nathalie Baye sur France 2 ont été regardés par près de 5,2 millions de téléspectateurs en moyenne mercredi, soit 19,2% de part d’audience, s’est félicitée la chaîne publique jeudi.C’est la meilleure audience pour une fiction sur France 2 en première partie de soirée depuis un an, a précisé la chaîne. La série, thriller politique dans les coulisses d’une campagne présidentielle avec Nathalie Baye dans le rôle d’une candidate lancée dans la course au pouvoir, et Bruno Wolkowitch dans celui de son conseiller en communication, a rassemblé près de 5,4 millions de personnes pour son premier épisode (19,5% de part d’audience). Le deuxième épisode a réuni 4,9 millions de personnes, soit 18,9% de part d’audience.Les hommes de l’ombre arrive cependant derrière Grey’s anatomy sur TF1 en termes d’audience, dont le premier épisode a rassemblé mercredi soir 6,8 millions de téléspectateurs, tandis que les trois épisodes diffusés ont réuni en moyenne 6,5 millions de personnes (28% de part d’audience).
Avec
& Bernard BARBEREAU / Lexpress.fr
Un résultat réaliste ? L’avis de Bastien Millot, ex-conseiller de l’UMP Jean-François Copé, consultant, auteur de Politiques pourquoi la com les tue ? (Flammarion) et de Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France.Bastien Millot
« J’ai vu les six épisodes, j’ai aimé ! Au point que je n’arrête pas d’en parler autour de moi. La série retranscrit bien la réalité de ce métier qui a été le mien, la dureté d’une campagne… et la psychologie des personnages. Les doutes des politiques devant certaines méthodes proposées par les communicants, c’est très juste. Bien sûr, le trait est grossi pour favoriser le romanesque. La réalité est plus subtile que le cynisme total : il y a toujours plusieurs sons de cloche dans une équipe. Et le politique a le dernier mot. »Jean-Paul Huchon
« On pense à Jacques Pilhan en voyant le personnage de Bruno Wolkowitch, aux gars d’Euro RSCG pour les jeunes loups de l’agence. Le sénateur centriste me fait aussi penser à des gens que j’ai connus. C’est assez réaliste, malheureusement, je dirais ! Après, la série zappe la gauche, ce qui en termes de sociologie d’un pays, n’est guère pertinent, et le personnage de Nathalie Baye n’est pas très crédible. En revanche, le grand méchant Premier ministre l’est. On voit bien un mec comme Hortefeux (rires). Surtout, il ne faut pas exagérer le poids de la com. S’il est indispensable de mettre au point une stratégie avec des hommes de communication durant une campagne, le politique prime : Jospin, Chirac, n’ont jamais été dirigés par la com.
Anne Kerloc’h / 20 Minutes.fr