H1N1 : Le rapport de la commission d’enquête parlementaire tire les leçons du fiasco de la campagne de vaccination
La commission d’enquête pointe du doigt le principe de précaution qui a été « maximalisé », la mise à l’écart des médecins généralistes dans la vaccination mais aussi le rôle joué par les médias et Internet accusés d’en avoir trop fait. « Finalement, les Français ne savaient plus si cela valait la peine ou pas de se faire vacciner. Ils ont donc boudé la campagne », décrypte le rapporteur Jean-Pierre Door. Pour restaurer la confiance » des Français à l’égard de la vaccination, il faudrait améliorer le pilotage de la future campagne de vaccination en permettant une meilleure coordination au niveau de l’État et des collectivités territoriales et en s’appuyant sur les médecins généralistes. La commission suggère aussi d’impliquer l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) dans la négociation des contrats d’achat de vaccin
> Le Point
Voici un article très intéressant sur l’atteinte d’image que BP a subi récemment:
« légèreté »Â du PDG et une gestion »autiste »Â de la crise ont fait voler en éclats la crédibilité du groupe pétrolier, qui souffre d’un double déficit d’humilité et de pédagogie.
« Malgré une présence plutôt forte au début, BP a perdu le contrôle de la situation à la mi-mai. Les bourdes se sont enchaînées les unes après les autres », estime le publicitaire new-yorkais Claude Grunitzky, président de l’agence True. C’est à ce moment-là que Tony Hayward déclare au »Guardian »Â du 14 mai : »Le golfe du Mexique est un très vaste océan.
Le volume de pétrole et de dispersant que nous avons injecté est infime par rapport au volume total des eaux. »Â Patatras !
Malgré ses »mea culpa »Â tardifs et ses efforts réels pour colmater la fuite, BP aura constamment donné l’image d’un groupe dépassé par les événements.
Voici un article très intéressant sur l’atteinte d’image que BP a subi récemment:
« légèreté » du PDG et une gestion »autiste » de la crise ont fait voler en éclats la crédibilité du groupe pétrolier, qui souffre d’un double déficit d’humilité et de pédagogie.
« Malgré une présence plutôt forte au début, BP a perdu le contrôle de la situation à la mi-mai. Les bourdes se sont enchaînées les unes après les autres », estime le publicitaire new-yorkais Claude Grunitzky, président de l’agence True. C’est à ce moment-là que Tony Hayward déclare au »Guardian » du 14 mai : »Le golfe du Mexique est un très vaste océan.
Le volume de pétrole et de dispersant que nous avons injecté est infime par rapport au volume total des eaux. » Patatras !
Malgré ses »mea culpa » tardifs et ses efforts réels pour colmater la fuite, BP aura constamment donné l’image d’un groupe dépassé par les événements.

Le scandale de l’affaire Bettencourt–Woerth largement alimenté par le site Mediapart appelle deux observations en tant que communicant. Cette abracadabrante histoire constitue d’abord un emblématique cas de communication de crise tant la cadence imperturbable des révélations de Mediapart perturbe systématiquement les considérations tactiques du camp mis en cause. Désarçonné dans un premier temps, ce dernier est ensuite passé par tous les états classiques du déni, de la citadelle assiégée puis du bouc émissaire pour tenter de sortir de la nasse de la crise. Cette histoire marque ensuite à n’en pas douter l’avènement de la presse en ligne en dépit du haro général édicté par le camp gouvernemental qui veut voir dans Internet et dans Mediapart en particulier, la pire des horreurs éditoriales. Une émergence qui intervient au moment même où le gouvernement est régulièrement accusé de vouloir tirer les ficelles de la presse traditionnelle avec par exemple, la nomination du président de France Télévisions, l’éviction des humoristes Didier Porte et Stéphane Guillon de France Inter ou plus récemment le coup de billard avorté dans la recapitalisation du quotidien Le Monde. Analyse et explications de ces deux observations.
Eric Woerth

Le scandale de l’affaire Bettencourt–Woerth largement alimenté par le site Mediapart appelle deux observations en tant que communicant. Cette abracadabrante histoire constitue d’abord un emblématique cas de communication de crise tant la cadence imperturbable des révélations de Mediapart perturbe systématiquement les considérations tactiques du camp mis en cause. Désarçonné dans un premier temps, ce dernier est ensuite passé par tous les états classiques du déni, de la citadelle assiégée puis du bouc émissaire pour tenter de sortir de la nasse de la crise. Cette histoire marque ensuite à n’en pas douter l’avènement de la presse en ligne en dépit du haro général édicté par le camp gouvernemental qui veut voir dans Internet et dans Mediapart en particulier, la pire des horreurs éditoriales. Une émergence qui intervient au moment même où le gouvernement est régulièrement accusé de vouloir tirer les ficelles de la presse traditionnelle avec par exemple, la nomination du président de France Télévisions, l’éviction des humoristes Didier Porte et Stéphane Guillon de France Inter ou plus récemment le coup de billard avorté dans la recapitalisation du quotidien Le Monde. Analyse et explications de ces deux observations.
Eric Woerth
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